UNE VILLA ROMAINE

A PODENSAC

Fouilles de 1898

L’analyse des rapports anciens nous à permis de créer des restitutions. Suite à l’étude de la pièce mosaïquée par Camille de Mensignac, les relevés métrés nous permettent de réaliser divers schémas de manière à rendre plus lisible les fouilles de 1898.

Fouilles de 2009

Dans le but d’anticiper des démarches incontournables sur une zone à sensibilité archéologique, la commission patrimoine a présenté au conseil municipal le 13 février 2009, le projet d’un sondage archéologique sur les parcelles de la maison Darlan, propriété de la commune. Cette demande de diagnostic archéologique volontaire déposée auprès du Service Régional de l’Archéologie a pour objectif de détecter, caractériser, circonscrire et dater d’éventuels vestiges archéologiques dans ce secteur. Après huit mois de démarches administratives, le préfet de région a mandaté l’INRAP (Institut de recherches archéologiques préventives) pour diagnostiqué 250 m², sur les 1500 m² de surface que représentent les parcelles de la maison Darlan.

 

I - Des recherches qui ne sont pas dues au hasard :

Cette demande de diagnostic archéologique ne naît pas d’une lubie de la commission, mais d’un souci de préservation de son patrimoine archéologique. En effet non loin de là, à moins de 50 mètres ce sont les coups de pioches des ouvriers qui en 1898 découvrent, en réalisant des tranchées d’aménagement, une mosaïque antique. Un pavement mosaïqué, à motif figuré de 7 m², daté du IVe siècle p.C, délimité sur ses quatre côtés par les soubassements d’un mur. Cette pièce ne peut être isolée en plein milieu du bourg de Podensac. Elle localise vraisemblablement une des pièces de la villa antique qui est à l’origine de la fondation de Podensac.

 

II – Les étapes du diagnostic archéologique réalisé par l’INRAP :

 

1 - Le diagnostic archéologique :

Réalisé en amont du chantier d’aménagement, le diagnostic archéologique est le seul moyen de vérifier si un terrain recèle des traces d’occupation humaine. Cette opération permet, par des études de terrain – le plus souvent des sondages mécaniques –, de détecter et de caractériser les vestiges éventuellement présents sur le site. Si aucune fouille n’est ensuite prescrite, le diagnostic constituera la seule source d’informations sur le patrimoine archéologique du site.

 

2 - Les suites du diagnostic :

Si le diagnostic confirme la présence de vestiges significatifs sur le plan scientifique ou patrimonial, le préfet de région peut :

• prescrire la réalisation d’une fouille pour recueillir les données archéologiques ;

• demander la modification du projet, afin de réduire l’impact des travaux sur le patrimoine archéologique et d’éviter tout ou partie la réalisation de la fouille.

 

3 - La fouille et la prescription :

La fouille vise à recueillir et analyser l’ensemble des données d’un site. Alors que le diagnostic ne concerne qu’une partie du terrain, la fouille en explore toute la surface. La fouille est prescrite par le préfet de région dans un délai de trois mois à réception du rapport de diagnostic, ou sans diagnostic préalable dans un délai d’un mois à compter de la réception du dossier de l’aménageur. L’arrêté de prescription est accompagné d’un cahier des charges qui définit les objectifs scientifiques, les principes méthodologiques de l’intervention, les études à réaliser, et précise les qualifications du responsable scientifique d’opération.

 

4 - La phase de post-fouille :

Le responsable scientifique d’opération et son équipe poursuivent l’exploitation et l’interprétation des données scientifiques dans les centres archéologiques et en laboratoires. Ces analyses et leur interprétation sont rassemblées dans un rapport final d’opération (RFO) que l’opérateur remet au préfet de région. Celui-ci en transmet un exemplaire à l’aménageur.  En cas de découverte survenue pendant l’opération remettant en cause les résultats du diagnostic et les données scientifiques du cahier des charges, le préfet de région peut formuler des prescriptions complémentaires. En cas de découverte d’importance exceptionnelle, le préfet de région peut prolonger la durée d’intervention et, le cas échéant, demander une modification du projet d’aménagement. Le surcoût peut être financé en tout ou partie par le FNAP. Dans de rares cas, si les vestiges présentent un intérêt patrimonial ou scientifique exceptionnel, le préfet de région peut demander leur conservation totale ou partielle in situ.

 

5 - À qui appartient le mobilier archéologique mis au jour sur le site :

Le mobilier archéologique découvert lors de la fouille est confié à la garde de l’opérateur pendant deux ans maximum, à compter de la date de délivrance du certificat de fin de travaux. Ce délai lui permet de réaliser l’ensemble des études de mobilier, le cas échéant après avoir procédé aux travaux de consolidation et de stabilisation du mobilier le plus sensible, et d’en dresser un inventaire. À la remise du rapport et, au plus tard, à l’expiration du délai de deux ans, le mobilier et la documentation scientifique sont remis par l’opérateur au SRA qui transmet l’inventaire exhaustif du mobilier au propriétaire du terrain. Ce dernier dispose alors d’un an pour faire valoir son droit de propriété sur la moitié du mobilier inventorié. Le mobilier est alors partagé, à l’amiable ou à dire d’expert, entre l’État et le propriétaire du terrain en deux lots équivalents en valeur, attribués par tirage au sort. L’État peut toutefois exercer, sur tout ou partie des objets, son droit de revendication prévu par le code du Patrimoine. Si, à l’expiration du délai d’un an, le propriétaire du terrain n’a pas fait valoir ses droits, l’État prend acte de sa renonciation.

 

6 - Les résultat des sondages :

Les résultats attendu pour février 2010, ne serais tarder, nous les mettrons en ligne dès que possible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Marc Depuydt

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